Rêves confettis
Parcourant l’idéal dans la solitude
Je n’ai peur que de ma propre attitude
La morale inculquée et martelée
M’emprisonne dans une vie orientée
Je vis comme un oiseau dans sa cage
Porte ouverte, l’âme en otage
J’aimerais m’évader en insouciance
Sortir vers des espaces d’enfance
Voyager hors du temps connu
Avec une mémoire de lune nue
Marcher si vite de l’intérieur
Courir, sauter et voler sur l’extérieur
Avancer à petits pas sur le néant
À petits mots, à contre-courant
Et sur ce monde aux noirs tourments
M’étendre au loin sur les continents
Et là, je jette sur ce monde recroquevillé,
Dérivant avec ses maux chevillés,
Des confettis d’images de grandes trêves,
Tirés de l’album de mes grands rêves.
Confettis d’espoir sur la grisaille.
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